Samedi 2 Septembre 21h
Maison du Temps Libre

Concert gratuit pour les détenteurs de la Carte Nits

CHOPIN - SCRIABINE - MOMPOU
Alice Ader : piano

L’œuvre maîtresse de ce programme est le cycle des 24 préludes opus 38 de Frédéric Chopin (1935/1939). C’est en partie à Valldemossa, sur l'île de Majorque où il avait passé l'hiver  avec George Sand et ses enfants pour échapper au climat pluvieux de Paris qui aggravait sa tuberculose chronique, que Chopin élaborât ce chef-d’œuvre de la période romantique.

Inspirés, de par la forme, du clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach, les préludes parcourent successivement toutes les tonalités majeures et mineures.

Magnifique  démonstration de l’imaginaire de Frédéric Chopin, ces préludes voyagent dans des couleurs et des sentiments puissamment contrastés.

Parfois très violents, désespérés, rarement heureux et calmes, ils font appel  à la grande virtuosité du pianiste et à l’intensité de l’émotion.

Les deux compositeurs qui accompagnent ce puissant moment de musique étaient de grands amoureux de Chopin.

Les 6 préludes opus 11 d’Alexandre Scriabine sont extraits de son cycle des 24 préludes  certainement inspiré par son illustre aîné.

Les quelques pièces librement choisies qui font suite (poèmes etc.) témoignent d’un langage d’une modernité étonnante.

Tout en restant enfoui dans la nostalgie et la facture du romantisme  elles sont à la charnière d’un langage presque impressionniste .

 

Federico Mompou, comme Chopin, n’a pratiquement écrit que pour piano mais son œuvre s’inscrit essentiellement dans des formes courtes avec une ascèse d’écriture qui s’oppose à l’abondance de matière du romantisme en général.

Par son langage harmonique et la facture de son écriture il rend hommage à son pays, la Catalogne, et nous emmène dans la magie du sonore et de l’intériorité nue. Son univers, totalement inspiré, fait de lui un compositeur à part.

 

Chez ces trois compositeurs l’instrument « piano » reste  roi. Ils en font une splendeur à la fois de résonance, de couleur, d’intimité et de puissance.

Alice ADER : Premier Prix à l'unanimité du CNSM de Paris où elle a reçu les enseignements de Genevieve Dehelly et Jacques Février, lauréate du Concours International Marguerite Long en 1967, Alice Ader entre à l'Akademie für Musik und Darstellunde de Vienne en Autriche, dans la classe de Bruno Seidlhofer. Elle y obtient, en 1970, le Reifeprüfung avec les félicitations du jury. 

Soliste des radios et télévisions Radio France, BBC, Radio Lisbonne et BBC Canada, entre autres, Alice Ader a joué en récital et avec orchestre dans les salles les plus prestigieuses d'Europe: Mozarteum, Konzerthaus (Vienne), Gulbenkian, Théâtre St Louis (Lisbonne) Gaveau, Châtelet, Théâtre des Champs Elysées, Salle Messiaen (Radio France), La Monnaie (Bruxelles), Musée des Beaux Arts (Madrid), Wigmore Hall (Londres), Philharmonie de Saint Pétersbourg, Düsseldorf, Prague, Budapest, Moscou... 

Ces dernières années, elle s’est principalement consacrée à des enregistrements discographiques qui ont été unanimement salués par la critique et ont reçu, pour la plupart, les plus hautes récompenses.

Des contacts privilégiés avec les plus grands compositeurs contemporains tels Olivier Messiaen, André Jolivet, Henri Pousseur, Emmanuel Nunes, Maurice Delaistier, Philippe Hersant, qui lui a d'ailleurs dédié son concerto Streams, l'ont amenée à réaliser de nombreuses créations. 

Alice Ader renoue dorénavant avec le grand répertoire classique.