Lundi 29 Août 21h
Eglise Sant Vicens
Misa Flamenca Mozarabe 

 

Pedro Soler guitare

Mateo Cortes chant

Frédéric Tavernier Vellas chant

Gaspar Claus violoncelle 

Michel Maldonado contrebasse  et vièle d'arc

 

Pedro Soler

Formé avec les maîtres de “l’âge d’or du flamenco” contemporains de Lorca (Matrona, Almaden...), il garde une forme musicale originelle.

Ses tournées autour du monde en soliste ou avec chanteurs et danseurs l’ouvrent également aux dialogues musicaux avec Maria Bethania ,Yupanqui, Indira Schankar... ainsi qu’avec les poètes Antonio Machado, Mahmoud Drwich, Rilke, Federico Garcia Lorca…

 

Mateo Cortes

D’une grande famille gitane qui a donné plusieurs chanteurs (Luis, Paco, Mateo).

Son “cante” puissant et retenu suit la grande école de Tomas Pavon et Juan Varea, l’école du chant profond, le “cante jondo”.

 

Gaspar Claus

Il commence des études de violoncelle dès l’âge de cinq ans, puis suit une formation classique avec de grands pédagogues tels que Philip Muller au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Mais le jeune Gaspard adore les expériences musicales atypiques et préfère s’aventurer sur des chemins de traverse dans la musique pop (Ramona Cordova, Damo Suzuki, Cali…), électro (Joakim de Tigersushi…), ou expérimentale. Il collabore également avec des danseurs (Nina Dipla, Moeno Wakamatsu), des comédiens (Anne Alvaro, Serge Pey),

En 2011, toujours désireux de partager de nouvelles expériences artistiques, il aborde l’univers du flamenco avec son père Pedro Soler pour le disque Barlande.

Gaspar Claus est un interprète hors du commun qui entretient des rapports fusionnels avec son violoncelle.

Frédéric Tavernier Vellas

Après de solides études musicales classiques en hautbois, il oriente sa recherche musicale vers le chant et, plus particulièrement, la musique classique de Grèce ou chant byzantin. Il se forme auprès de grands maîtres et interprètes de cette musique comme le père Ioakim Grillis de Patmos, Maximos Fahmé d’Alep en Syrie, et surtout Lycourgos Angelopoulos le directeur du Chœur Byzantin de Grèce. Il obtiendra son diplôme de musique byzantine au conservatoire Philippos Nakas à Athènes sous la direction de ce dernier. En 2005, il collabore avec Lycourgos Angelopoulos pour la rédaction du livre Les Voix de Byzance paru aux éditions Desclée de Brouwer. Il fonde également l’ensemble « Les Solistes de la Musique Byzantine » dont la vocation est de faire découvrir, par les concerts et les enregistrements, les trésors de la civilisation musicale byzantine. Avec Fouad Didi, maître réputé de la musique arabo-andalouse, il fonde le groupe d’Asie mineure en Andalousie qui met en résonance les répertoires traditionnels de la musique grecque d’Asie mineure et les répertoires traditionnels arabo-andalous. Frédéric Tavernier-Vellas est membre de l’ensemble Organum de Marcel Pérès et participe régulièrement au travail de recherche, aux enregistrements et aux tournées de l’ensemble depuis une dizaine d’années.

Michel Maldonado

est contrebassiste et continuiste dans différentes formations de musiques anciennes et sur instrument d’époque : l'orchestre des Champs Elysées, musique romantique dirigé par Philippe Herreweghe, l’Ensemble Jacques Moderne de Tours, Les Eléments de Toulouse, dirigé par Joël Suhubiette... et pour la musique du XX° siècle, Solars Vortices sous la direction de Jean-Pierre Dupuy, l'Ensemble Ader dirigé par Alice Ader, Musique Oblique. Il s'est produit en soliste aux Académies Musicales de Saintes, au Festival Estival de Paris, au Festival d’octobre en Normandie, au Festival de Stavelot... 

Le chant flamenco, qui souvent frôle le sacré, dialogue avec une de ses plus anciennes sources, le chant mozarabe de l'Espagne sous le règne des Wisigoths conservé  à Tolède grâce a son cardinal, Cisneros. Par la suite la musique de "Al Andalus" et surtout l'apport des gitans venus de l'Inde forment le chant flamenco qui depuis n'a cessé d'évoluer jusqu'à aujourd'hui. Nous nous attachons ici à son aspect le plus ancien où se trouvent les accents les plus proches de la liturgie mozarabe.

Pedro Soler